Avec l'arrivée prochaine de l'ETIAS, certaines personnes qui souhaitent voyager en France devront bientôt prévoir une nouvelle formalité avant leur départ. Au 2 septembre 2026, le dispositif n'est toutefois pas encore en service et aucune demande ne peut être déposée. Qui sera concerné par cette autorisation ? Quand deviendra-t-elle obligatoire ? Quelles seront les règles pour l'obtenir ? Voici les informations à connaître pour préparer votre voyage.
Pourquoi l'ETIAS va-t-il devenir obligatoire pour entrer en France ?
L'ETIAS va modifier la manière dont certains voyageurs sont contrôlés avant leur arrivée en Europe. Cette autorisation concernera les ressortissants de pays actuellement exemptés de visa pour les courts séjours. Son lancement est prévu au dernier trimestre 2026, mais aucune date précise n'a encore été annoncée. Pour les voyageurs concernés, il y aura donc bientôt une nouvelle étape à effectuer avant de venir en France.
Le passage à une nouvelle exigence avant le voyage
L'ETIAS représente un changement important pour pouvoir entrer dans plusieurs pays européens sans visa. Le système sera mis en place progressivement et, une fois pleinement applicable, les voyageurs concernés devront disposer d'une autorisation valide avant leur départ.
Au 2 septembre 2026, ce n'est cependant pas encore le cas. L'Union européenne précise que l'ETIAS n'est pas opérationnel et qu'aucune demande d'autorisation de voyage n'est actuellement recueillie. La date précise du lancement sera communiquée plusieurs mois avant son entrée en service. France Diplomatie indique pour sa part que son démarrage est prévu à partir du dernier trimestre 2026.
Si vous venez d'Australie, du Canada, des États-Unis ou du Japon et que vous comptez effectuer un court séjour en France, vous serez donc concerné une fois le dispositif applicable. Il n'y a aujourd'hui aucune démarche ETIAS à accomplir pour un voyage effectué avant son lancement.
C'est pareil si vous partez depuis le Royaume-Uni : les ressortissants britanniques qui voyagent en France pour un court séjour sans visa feront partie des voyageurs concernés. En revanche, une personne qui doit obtenir un visa Schengen pour entrer en France ne demande normalement pas un ETIAS pour le même voyage.
Important à retenir : l'ETIAS ne remplace pas un visa. Il concerne principalement les voyageurs qui bénéficient actuellement d'une exemption de visa pour les courts séjours. Avant votre départ, il faudra donc vérifier quelle procédure correspond à votre nationalité et à votre situation.
Le lien entre l'ETIAS et le système EES aux frontières
L'EES et l'ETIAS sont deux systèmes européens destinés à moderniser la gestion des frontières, mais ils fonctionnent différemment. L'EES est entré en service le 10 avril 2026, alors que l'ETIAS doit être lancé plus tard.
- L'ETIAS intervient avant le départ. Il permettra de vérifier les informations des voyageurs concernés qui n'ont pas besoin de visa pour effectuer un court séjour.
- L'EES intervient lors du franchissement de la frontière. Il enregistre notamment les entrées et les sorties des ressortissants de pays tiers concernés.
Une personne du Canada qui souhaite aller en France devra, lorsque l'ETIAS sera pleinement applicable, obtenir son autorisation avant de partir. À son arrivée, son passage à la frontière pourra parallèlement être enregistré dans l'EES. Même principe pour un touriste japonais en court séjour : l'ETIAS concernera l'étape précédant le voyage, tandis que l'EES intervient lors du franchissement de la frontière.
Ces deux systèmes sont donc complémentaires : l'un concerne l'autorisation de voyage préalable, l'autre l'enregistrement du passage aux frontières.

Qui sera concerné par cette nouvelle obligation ETIAS ?
L'ETIAS ne concernera pas tous les voyageurs. Il vise principalement les citoyens de pays qui n'ont actuellement pas besoin de visa pour effectuer un court séjour dans les pays européens participant au dispositif. Il existe toutefois plusieurs exceptions selon la nationalité, le document de voyage ou le titre de séjour détenu.
Nationalités et pays soumis à l'obligation
Concrètement, si vous venez d'Australie, du Canada, des États-Unis, du Japon, de Nouvelle-Zélande, du Royaume-Uni, de Corée du Sud, du Brésil, d'Argentine, du Mexique, de Maurice ou des Seychelles, vous ferez partie des voyageurs qui devront demander un ETIAS pour un court séjour dans l'un des 30 pays concernés, lorsque le système sera pleinement applicable.
| Exemples de nationalités | Pays européens concernés |
|---|---|
| Canadienne, américaine, australienne | France, Espagne, Italie |
| Japonaise, sud-coréenne | Allemagne, Portugal, Grèce |
| Mexicaine, seychelloise, mauricienne | France, Belgique, Suisse |
Un Mexicain qui voudra visiter la France sera donc concerné par l'ETIAS. Même chose pour un Canadien partant en Espagne ou un Sud-Coréen préparant un séjour en France. Le système concernera 30 pays européens, dont la France, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne, le Portugal, la Belgique, mais aussi l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse.
Les ressortissants des pays et territoires exemptés de visa pour les courts séjours constituent le principal public concerné. Si vous êtes Canadien, Américain, Mexicain ou Mauricien, par exemple, il faudra donc vérifier les règles applicables au moment de votre voyage. La liste officielle des nationalités concernées est publiée par l'Union européenne.
La règle s'applique aux courts séjours, généralement dans la limite de 90 jours sur une période de 180 jours. L'ETIAS ne permettra pas de s'installer durablement en France et ne constituera pas un titre de séjour.
Exceptions et cas particuliers
Certains cas nécessitent une attention particulière. Prenez le transit aérien. Si vous effectuez seulement une escale dans un aéroport européen et restez dans la zone internationale de transit, vous n'aurez normalement pas besoin d'ETIAS. Si vous quittez cette zone et franchissez la frontière, l'autorisation pourra en revanche être nécessaire si votre nationalité est concernée.
Avoir deux nationalités change également la situation. Si vous êtes franco-mexicain, par exemple, vous n'aurez pas besoin d'ETIAS pour aller en France. Vous devrez voyager avec votre passeport ou document de voyage français. Plus généralement, une personne qui possède la nationalité d'un pays européen concerné par l'ETIAS et celle d'un pays tiers exempté de visa doit utiliser son document de voyage européen.
Les titulaires de certains titres de séjour, cartes de séjour, visas de long séjour ou autres documents prévus par la réglementation peuvent également être exemptés. Il faut donc tenir compte à la fois de votre nationalité et du document avec lequel vous comptez voyager.
Se mettre en règle avant son prochain voyage
Avant un prochain voyage, il sera important de vérifier si votre situation correspond aux règles de l'ETIAS et surtout si le dispositif est déjà entré en service. Pour le moment, aucune demande ne peut être déposée. Lorsque le système ouvrira, il faudra notamment connaître le coût de l'autorisation, son mode de paiement et les délais possibles de traitement.
Cette vérification prend une importance particulière dans le cadre d'une expatriation ou d'un projet d'installation en France. Une personne qui se rend régulièrement dans le pays pour préparer son installation doit distinguer un simple court séjour d'un changement durable de résidence. Les formalités ne sont alors pas les mêmes. L'ETIAS concernera les déplacements correspondant aux conditions prévues pour les voyageurs exemptés de visa et ne constituera pas un titre de séjour.
Pour un séjour en France de plus de 90 jours, les règles sont différentes. Selon la nationalité et le motif du séjour, un visa de long séjour peut notamment être nécessaire. Il faut donc distinguer l'autorisation de voyage ETIAS des formalités permettant de résider, travailler ou étudier durablement en France.
Coût et moyens de paiement du formulaire en ligne
Le prix officiel de l'ETIAS sera de 20 euros. La demande devra être effectuée en ligne, notamment sur le site officiel de l'Union européenne consacré à l'ETIAS ou via l'application officielle prévue à cet effet.
Les demandeurs âgés de moins de 18 ans ou de plus de 70 ans seront dispensés du paiement des 20 euros. Cette dispense concerne les frais, pas nécessairement l'obligation d'obtenir une autorisation. Certains membres de la famille d'un citoyen de l'Union européenne pourront également bénéficier d'une exemption de paiement lorsqu'ils remplissent les conditions prévues.
Pour le paiement, une carte de paiement pourra être utilisée et plusieurs moyens de paiement en ligne sont prévus. Il faudra rester attentif aux sites utilisés. Tant que l'ETIAS n'est pas officiellement lancé, aucun site ne peut délivrer cette autorisation. Une fois le dispositif ouvert, passer directement par le portail officiel permettra aussi d'éviter des frais supplémentaires éventuellement facturés par des intermédiaires.
L'autorisation ETIAS sera liée au passeport utilisé pour effectuer la demande. Elle sera normalement valable pendant trois ans ou jusqu'à l'expiration de ce passeport si celle-ci intervient avant. Si vous changez de passeport, il faudra demander une nouvelle autorisation ETIAS.
Délai de traitement à anticiper avant le départ
Il faudra également tenir compte du délai de traitement de l'ETIAS avant de partir. La plupart des demandes devraient être traitées en quelques minutes, mais certaines situations nécessiteront davantage de vérifications.
Si un traitement supplémentaire est nécessaire, une décision doit normalement être communiquée dans un délai de quatre jours. Ce délai peut être prolongé jusqu'à 14 jours si des informations ou des documents supplémentaires sont demandés, et jusqu'à 30 jours si le demandeur est invité à un entretien.
Si vous êtes Mexicain et que vous prévoyez un séjour à Paris après la mise en service de l'ETIAS, mieux vaudra donc ne pas attendre le dernier moment. Même principe pour un voyageur canadien, britannique ou japonais. Une erreur dans le numéro de passeport ou dans les informations personnelles pourra nécessiter une correction et compliquer le départ.
Les ressortissants concernés auront donc intérêt à effectuer cette vérification suffisamment tôt, notamment lorsqu'un déplacement s'inscrit dans un projet plus large. Cela peut être le cas d'un voyage touristique, d'une visite familiale ou des premières démarches liées à une future expatriation. Identifier la bonne procédure dès le départ permet surtout de ne pas confondre autorisation de voyage et droit de séjour.

Les risques encourus en cas d'absence d'autorisation
Les conséquences d'une absence d'ETIAS dépendront du moment où le voyage sera effectué. Au 2 septembre 2026, aucune autorisation n'est encore exigée puisque le dispositif n'est pas opérationnel. Après son lancement, une période transitoire de six mois est prévue avant que le système ne produise pleinement ses effets.
Pendant cette période transitoire, les voyageurs concernés pourront entrer dans un pays exigeant l'ETIAS sans disposer de l'autorisation, à condition de remplir les autres conditions d'entrée. Une période de grâce de six mois doit ensuite suivre, avec une exception prévue notamment pour la première entrée effectuée pendant cette période. Le calendrier exact dépendra donc de la date officielle de lancement.
Refus d'entrée et conséquences sur le voyage
Une fois l'ETIAS pleinement applicable, ne pas disposer de l'autorisation nécessaire pourra avoir des conséquences importantes. Les transporteurs devront vérifier que les voyageurs concernés possèdent les documents requis avant leur départ. L'absence d'une autorisation valide pourra alors empêcher l'embarquement.
Un Canadien qui aura prévu une semaine à Paris pourra par exemple devoir reporter son départ si l'ETIAS est devenu obligatoire et qu'il ne dispose pas de l'autorisation nécessaire. Même situation pour un Mexicain qui souhaite entrer en France après la fin des périodes transitoires prévues par le dispositif.
Les conséquences peuvent aller au-delà d'un simple désagrément : modification du billet, réservation d'hébergement à revoir ou correspondance manquée. Cela explique pourquoi il faudra vérifier les conditions applicables à la date exacte du voyage.
Il faut également garder à l'esprit qu'un ETIAS valide ne garantira pas automatiquement l'entrée en France. Au passage de la frontière, les autorités pourront toujours vérifier que le voyageur respecte les autres conditions d'entrée.
Situations à risque pour les voyageurs mal préparés
Certaines erreurs pourront compliquer le voyage. Une simple faute dans le numéro du passeport ou une différence entre le document enregistré lors de la demande et celui présenté pour voyager peut poser problème. L'autorisation ETIAS sera directement liée au document de voyage utilisé lors de la demande.
Si vous obtenez un ETIAS puis changez de passeport, l'autorisation ne sera pas transférée automatiquement. Il faudra effectuer une nouvelle demande avec le nouveau document.
Les voyages avec des escales méritent aussi d'être vérifiés. Un simple transit dans la zone internationale d'un aéroport n'obéit pas aux mêmes règles qu'une correspondance nécessitant de sortir de cette zone et de franchir la frontière.
Il faudra également se méfier des sites affirmant pouvoir délivrer immédiatement un ETIAS avant le lancement officiel. Au 2 septembre 2026, l'Union européenne et France Diplomatie rappellent qu'aucune autorisation ETIAS n'est encore délivrée.
Les ressortissants concernés devront donc considérer l'ETIAS comme une future étape de la préparation de leur voyage, mais pas comme une formalité déjà obligatoire. Cette distinction est également importante pour ceux qui envisagent une expatriation en France, car une autorisation de voyage ne remplace pas les démarches nécessaires pour s'installer durablement dans le pays.
À retenir : au 2 septembre 2026, l'ETIAS n'est pas encore en service et aucune demande ne peut être déposée. Son lancement est prévu au dernier trimestre 2026. Une fois le dispositif applicable, il concernera principalement les ressortissants de pays exemptés de visa pour les courts séjours. La demande coûtera 20 euros pour les personnes non exemptées, l'autorisation sera valable jusqu'à trois ans ou jusqu'à l'expiration du passeport, et un changement de passeport nécessitera une nouvelle demande. Avant de partir, la meilleure précaution restera de vérifier le calendrier et les règles publiés par les autorités officielles.
